Le Coeur Net : La newsletter du Dre Laure Geisler

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đŸŒ± Poils, complexes et libertĂ©.

Dossier-santé #21

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Dre Laure GEISLER
mars 19, 2026
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Hello !

Vous lisez LE CƒUR NET, le rendez-vous santĂ© de ceux qui veulent comprendre leurs ados sans passer par la case “clichĂ©s”.

Votre ado monopolise la salle de bain pour scruter chaque millimĂštre de sa peau ? Entre les diktats et l’arrivĂ©e (ou l’absence) des premiers poils, le miroir est devenu peut-ĂȘtre une source de stress. Cette semaine, on dĂ©samorce la bombe pour transformer les complexes en discussions sereines.

Au programme de ce dossier spécial :

  • Pourquoi les trends des rĂ©seaux du style “Full Bush Bikini” changent la donne pour nos ados (et pourquoi c’est une bonne nouvelle).

  • La vĂ©ritĂ© scientifique sur le mythe du poil qui repousse plus dru aprĂšs le rasage (spoiler : vos ados ont tort, et on vous explique pourquoi).

  • Le guide pour choisir entre rasoir, tondeuse ou laser sans y laisser sa peau (ni son budget).

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LE DOSSIER du jour : Poils, complexes et liberté.

Trop, pas assez, trop tĂŽt, trop sombres... Le miroir de la salle de bain est parfois cruel Ă  14 ans.

Ce dossier n’est pas qu’un cours de biologie. C’est un guide de survie pour aider vos jeunes Ă  se sentir bien dans leur peau, avec ou sans poils, mais surtout sans pression. On remet de l’ordre dans les idĂ©es reçues pour transformer un sujet sensible en une discussion sereine.

Bonne lecture, Laure

Pour aider vos ados à naviguer entre biologie et diktats sociaux, on a conçu un parcours complet sous forme de boite à outils de 12 fiches pratiques. L'objectif ? Passer de l'interrogation à l'autonomie, en toute sécurité. Les fiches jaunes sont plutÎt pour les jeunes, les bleus pour les adultes/ accompagnants.

Note : Les fiches 1 et 2 sont consultables gratuitement ci-dessous. Les 10 suivantes sont disponibles immédiatement pour les abonnés payants.

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On entend souvent “c’est moche” ou “ça sert Ă  rien”
 mais avant de parler d’esthĂ©tique, ça vaut le coup de comprendre ce que c’est vraiment, un poil. Et lĂ , surprise : c’est beaucoup moins anecdotique que ça en a l’air.

Un poil, c’est pas juste “un truc qui dĂ©passe”. C’est une fibre de kĂ©ratine (comme les ongles), fabriquĂ©e par un follicule pileux : une petite usine planquĂ©e dans la peau. Le poil qu’on voit, lui, c’est surtout de la matiĂšre “morte”. La partie vivante est dans le follicule.

Et mĂȘme si on pense souvent “esthĂ©tique”, en vrai les poils ont aussi des rĂŽles “techniques” :

  • Protection : ça limite un peu les frottements, ça fait une micro‑barriĂšre et sur certaines zones, ça compte vraiment (Martel et al., 2024).

  • DĂ©tection ultra sensible : un poil, c’est un mini radar. Chaque poil est “branchĂ©â€ Ă  des terminaisons nerveuses. Quand il bouge, on capte un contact lĂ©ger, un courant d’air, un insecte qui passe
 bref, la peau reçoit l’info avant mĂȘme qu’on ait le temps de comprendre (Moore et al., 2025).

  • RĂ©paration de la peau : les follicules ne servent pas qu’à produire des poils. Ils abritent aussi des cellules qui peuvent participer Ă  la rĂ©paration et Ă  la rĂ©gĂ©nĂ©ration de la peau (Peterson et al., 2022).

Donc oui : on peut aimer, ne pas aimer, vouloir enlever, laisser
 mais Ă  la base, les poils ne sont pas “inutiles” ni “bizarres”. Ils font partie du matĂ©riel de base.

Le corps humain possÚde environ 5 millions de poils, dont une large majorité sont du vellus : des poils fins invisibles.

  • Chaque follicule pileux correspond Ă  un poil (cheveux inclus). Ces follicules se forment durant le dĂ©veloppement embryonnaire ; on en possĂšde un nombre fixe Ă  la naissance, qui n’augmente pas ensuite.

  • Presque tout le corps est couvert de poils, mais la plupart sont des vellus, trĂšs fins et parfois quasi invisibles. C’est pour ça qu’on peut avoir “des millions de follicules” sans avoir l’air trĂšs poilu (Hoover et al., 2023).

  • Ce qui change vraiment l’impression de pilositĂ©, ce n’est pas seulement “combien”, c’est surtout Ă  quel point c’est visible (poils plus Ă©pais, plus longs, plus foncĂ©s, ou au contraire trĂšs fins et clairs) (Hoover et al., 2023).

  • Et fun fact au passage : en densitĂ© de follicules pileux, l’humain est trĂšs proche du chimpanzĂ©. La grosse diffĂ©rence, c’est le type de poil : chez nous, beaucoup sont en mode duvet (Kamberov et al., 2018).

“Les Portugais plus poilus”, “les Japonais imberbes”
 on en fait quoi ? On a tous des clichĂ©s en tĂȘte, le problĂšme, c’est qu’ils mĂ©langent trois choses diffĂ©rentes : poils du corps, poils du visage, et cheveux.

  • ClichĂ© n°1 : “tel peuple est plus poilu”

    C’est souvent une impression basĂ©e sur le visage (barbe/moustache) ou sur quelques zones trĂšs visibles. Quand on mesure des poils du corps (aisselle, jambe, menton, joue, lĂšvre supĂ©rieure), on tombe sur un rĂ©sultat plus nuancĂ© : sur les jambes et les aisselles par exemple, la densitĂ© est comme assez proche d’une origine Ă  l’autre, avec de petites diffĂ©rences liĂ©es au sexe (Bouabbache et al., 2019).

  • ClichĂ© n°2 : “plus on est mate, plus on est poilue”

    Ce clichĂ© se retrouve bien dans les blagues
 mais beaucoup moins dans la rĂ©alitĂ©. Chez les femmes, les poils se trouvant au dessus de la lĂšvre supĂ©rieure ne sont pas liĂ©s Ă  la clartĂ© du teint. Autrement dit : une peau plus foncĂ©e ne veut pas dire “plus de moustache” (Javorsky et al., 2014).

  • ClichĂ© n°3 : “imberbe, ça veut dire ‘sans poils’”

    Sur les poils du corps (jambes, aisselles, etc.), on a peu de donnĂ©es internationales vraiment comparables Ă  grande Ă©chelle. En revanche, sur les cheveux (cuir chevelu), on a des mesures solides qui rappellent une chose simple : la biologie varie selon les origines, et ça peut expliquer pourquoi certains clichĂ©s “sonnent vrai”
 sans ĂȘtre une rĂšgle. Les cuirs chevelus “caucasiens” ont en moyenne environ 30 pour cent de cheveux en plus que les cuirs chevelus “africains” ou “asiatiques”, et le profil “asiatique” est plutĂŽt associĂ© Ă  une pousse plus rapide et un cheveu souvent plus Ă©pais (Loussouarn et al., 2016).

    Ce n’est pas une preuve directe pour les poils du corps, mais ça aide Ă  comprendre pourquoi les “impressions” de pilositĂ© peuvent exister sans qu’il y ait une rĂšgle simple du type “tel pays est plus poilu”.

Poils Le Cv Du Poil
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Pourquoi certains ont “rien” sur les bras et d’autres un duvet bien visible, et pourquoi ça n’apparaüt pas pareil partout ? On fait le tour des zones, des variantes, et de ce que ça dit
 ou ne dit pas.

Pour les poils, il y a des zones “classiques”
 et d’autres qui surprennent. Et dans tous les cas, il y a une grosse variabilitĂ© d’une personne Ă  l’autre :

  • Zones frĂ©quentes : celles qu’on remarque le plus souvent, parce qu’elles sont visibles, ou parce que les poils y sont plus denses, c’est le pubis et les aisselles (Bouabbache et al., 2019).

  • Zones qui surprennent (mais pas rares) : selon les gens, on peut aussi voir des poils plus marquĂ©s sur les jambes, les avant-bras, le ventre autour du nombril, le dos, les fesses
 et parfois mĂȘme quelques poils sur les orteils ou les doigts. Souvent c’est lĂ©ger. Et ça ne veut pas dire grand‑chose en soi : c’est juste une variante de rĂ©partition (Otberg et al., 2004).

  • Zones trĂšs variables : le torse et certains poils du visage. Chez beaucoup de personnes, ça reste discret ou absent. Chez d’autres, ça Ă©volue davantage (Breehl & Caban, 2023).

Les poils, c’est rarement “symĂ©trique parfait”, y compris chez nos ados. Un cĂŽtĂ© peut ĂȘtre plus fourni que l’autre, une aisselle plus fournie, une jambe plus poilue, ou une “moustache” plus visible d’un cĂŽtĂ©. La plupart du temps, c’est juste
 la vraie vie : les follicules ne bossent pas tous au mĂȘme rythme, et l’aspect peut bouger avec le temps (Kim et al., 2025).

Ce qui aide Ă  relativiser, c’est de se rappeler un truc simple : la variabilitĂ© est la norme.

La couleur, l’épaisseur, la densitĂ©, la vitesse de pousse, ça dĂ©pend de la gĂ©nĂ©tique, des hormones
 et aussi de la façon dont on regarde (lumiĂšre, contraste, distance) : un poil plus foncĂ© ou plus Ă©pais peut paraĂźtre â€œĂ©norme” alors qu’en fait, c’est juste plus visible.

Le “profil poils” de chacun, c’est un mĂ©lange de rĂ©glages d’usine, de variantes individuelles et de rĂ©actions Ă  des traitements et Ă  l’environnement.

  • GĂ©nĂ©tique familiale : densitĂ©, couleur, rĂ©partition, et parfois une tendance Ă  avoir des poils plus visibles sur certaines zones (Needle et al., 2025).

  • MĂ©dicaments : certains traitements peuvent donner plus de poils (hypertrichose acquise), comme les immunosuppresseurs (ex. ciclosporine), les antiĂ©pileptiques (ex. phĂ©nytoĂŻne), certains corticoĂŻdes, ou le minoxidil (Saleh et al., 2025; Islam et al., 2025)

  • Traitements hormonaux : quand on modifie volontairement l’environnement hormonal, la pilositĂ© peut Ă©voluer dans un sens ou dans l’autre. Par exemple ****dans un parcours de transidentitĂ©, les traitements fĂ©minisants tendent Ă  diminuer la pilositĂ©, et les traitements masculinisants Ă  base de testostĂ©rone tendent Ă  l’augmenter, avec un impact possible sur l’alopĂ©cie androgĂ©nĂ©tique (Tang et al., 2023).

  • Pollution et environnement : certains polluants sont associĂ©s Ă  des effets possibles sur le follicule pileux (inflammation, stress oxydatif) et Ă  certaines alopĂ©cies. Mais dans la vraie vie, c’est multifactoriel, et la pollution seule n’explique pas Ă  elle seule une chute de cheveux (Samra et al., 2024).

Et si ça change vite, si ça devient source de complexes, ou si une chute de cheveux s’installe, on en parle Ă  son mĂ©decin ou dermato.

Poils Pourquoi Certains En Ont Plus Que D Autres
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La biologie, c’est la base. Mais comment rĂ©agir quand votre fille veut s’épiler le maillot Ă  11 ans ou que votre fils complexe sur son torse lisse ? La suite du dossier (rĂ©servĂ©e aux abonnĂ©s) vous donne le guide de survie psychologique et technique.

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